René Derouin | Galerie Michel Guimont
273, rue Saint-Paul, Québec

René Derouin

Exposition en cours jusqu’au
15 mai 2016

La petite histoire des rapaces – 2006 à 2016
Texte de René Derouin – 17 avril 2016

En 2006, je recevais du Mexique la plus importante récompense décernée par ce pays à un étranger : L’ORDRE MEXICAIN DE L’AIGLE AZTÈQUE.

Je suis très touché de recevoir cette distinction qui représente l’emblème du Mexique  depuis l’empire aztèque. Je m’identifie à cet oiseau au regard perçant qui regarde de haut, et je considère que c’est mon rôle d’artiste de regarder à distance pour mieux percevoir le monde.

En 2010, lors des fêtes du bicentenaire de l’indépendance du Mexique 1810/2010 et du centième anniversaire de la révolution mexicaine, je suis invité avec d’autres artistes de divers pays à  exécuter  une œuvre. Je réalise VIDA Y MUERTE / VIE ET MORT à partir de l’aigle mexicain, du cactus et du serpent. Cette œuvre sera exposée dans quarante musées des beaux-arts à travers le monde.

Je réaliserai par la suite L’AIGLE DE LA MONDIALISATION, œuvre qui sera exposée à la Biennale internationale de Douro au Portugal,  en 2014, et au Global Print au Portugal, en 2015. L’AIGLE DE LA MONDIALISATION sera exposé à Resonance : Canadian Printmaking Exhibition, au Shengzhi Art Center, à Beijing, en Chine.

C’est en 2014/2015/2016 que j’entreprends la série RAPACES. En vue de mes expositions de 2016, je séjourne au Mexique trois fois pour observer les oiseaux, leurs mouvements, leur rapacité pour survivre. Cette lutte pour la vie est dans la nature. Lors de mes observations, j’en viens à les comparer à l’histoire de notre monde actuel : agression, violence et rapacité. Ce n’est pas dans la nature des hommes d’être ainsi, mais ils le sont devenus à cause de notre système d’injustice sociale et du néolibéralisme sauvage. Comme artistes, nous devons témoigner de notre époque et c’est ce que je propose aux publics dans cette exposition : une métaphore poétique sur les RAPACES.

René Derouin.